samedi, avril 10, 2021

Le rap & sa culture.

 

R.E.D.K opère un « Simple Constat N°7 » : le rap français à l’honneur

R.E.D.K fait partie de ces « puristes » qui restent très méticuleux sur l’écriture pointue et le style hardcore du rap comme on le connaissait avant l’ère du digital.

C’est ce qu’il réitère dans le N° 6 de sa série intitulée Simple Constat, quand il dit : « J’vais pas péter le million avec mon rap, soyons pas malhonnête. J’vous donne ça cadeau pour que ça vous serve de baromètre, pour que tu captes combien le niveau baisse ».

Une série qui, d’ailleurs, fait l’unanimité dans le rang des amateurs de rap, puisqu’il s’agit, comme d’habitude avec R.E.D.K, de morceaux bourrés de références, de rimes placées à bon escient, et de punchlines plus que parfaites.

Revenons sur la grosse nouvelle qu’est la sortie de l’épisode N° 7 de ladite série. Un nouveau Simple Constat à écouter absolument, puisque le rappeur originaire de Marseille fait tout un résumé de l’histoire même du rap français.

Entre art et histoire, R.E.D.K s’érige une fois de plus en « psychopathe de la rime »

« Je vois le rap comme un art à part entière. Pour moi, c’est comme le vélo, prends le bus si tu sais pas en faire ». Voilà une phase tirée de ce nouveau chef-d’œuvre intitulé Simple Constat N° 7, et qui résume parfaitement la conception que R.E.D.K se fait du rap en général.

Plus précisément, pour cette série de Simple Constat où, comme son nom l’indique, le rappeur se focalise sur différents thèmes qui le passionnent ou lui tiennent à cœur, il ne manque pas l’occasion pour placer ici et là des punchlines avec de multiples références.

Cette fois-ci, c’est au rap lui-même que R.E.D.K s’intéresse, et montre toute sa culture dans le domaine avec une panoplie de références à des artistes, groupes, collectifs, et projets qui ont marqué le rap français dans son évolution.

Ainsi, en plus d’avoir fait le tour de plusieurs artistes, groupes et projets comme : I AM et leur mythique album L’école du micro d’argent ; Akhenaton avec La face B ; Shurik’n dans Où je vis ; ou encore Arsenik dans Quelques gouttes suffisent ; le rappeur témoigne une fois de plus son attachement à la rime, tout en rendant magnifiquement hommage à Marseille, sa ville, et son groupe emblématique des Psy4 De La Rime.

Il s’exprime en ces termes : « Je suis un psychopathe de la rime, mais nul besoin de me faire suivre, tant que j’suis follow par les Psy4 de ma ville ». Tout un panache présenté en toute chronologie, avec un flow sans pareil, qui devrait constituer un repère pour tout amateur qui se lance dans la collecte de classiques, ou pour une meilleure connaissance de l’histoire qu’est celle du rap français, et même francophone.

Très clairement, on a affaire à un des morceaux les plus techniques de l’histoire du rap français.

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