Le FC Barcelone vivait un début de saison idyllique avec onze succès consécutifs toutes compétitions confondues. Mais en l’espace de cinq jours, deux revers face au Paris Saint-Germain et au Real Madrid ont brutalement ramené les Catalans sur terre, mettant en lumière des fragilités jusqu’ici insoupçonnées.
Le PSG inflige un premier camouflet
Au Parc des Princes, en Ligue des Champions, le Barça a trouvé un adversaire d’un tout autre calibre que ses précédents opposants. Le club parisien s’est montré supérieur dans l’intensité et la justesse technique, dominant largement les débats malgré deux égalisations catalanes. Les coéquipiers de Lamine Yamal ont certes eu un sursaut au retour des vestiaires, mais la défense barcelonaise a fini par céder dans le dernier quart d’heure, sanctionnée sur les transitions rapides parisiennes. Score final : 4-2 en faveur du PSG.
Hansi Flick a lui-même reconnu la supériorité adverse : « Le PSG a montré qu’il était meilleur que nous ».
Un Clasico manqué face au Real Madrid
Le Clasico devait offrir une occasion de rebondir. C’est l’inverse qui s’est produit. Face à un Real Madrid pourtant en difficulté depuis l’entame du championnat, les Blaugrana ont encore péché par un manque d’engagement et des erreurs techniques répétées. Kylian Mbappé en a profité pour s’illustrer avec un doublé, dont un but décisif à la 87e minute scellant la victoire madrilène (2-1).
Pedri n’a pas cherché d’excuses : « Nous avons été très lents, nous avons commis beaucoup de pertes de balle stupides. »
Des certitudes qui vacillent
Au-delà du résultat, ces deux rencontres ont mis en évidence plusieurs failles préoccupantes :
- Lamine Yamal en difficulté : muselé par Lucas Hernandez face au PSG puis par Marc Cucurella lors du Clasico, le jeune prodige n’a pas su peser comme à son habitude.
- Raphinha en retrait : buteur contre le Real, il n’a toutefois jamais retrouvé l’influence déterminante qui caractérise ses meilleures prestations.
- Une défense fragilisée par les absences : sans Jules Koundé, Eric Garcia et Andreas Christensen, l’arrière-garde catalane a cruellement manqué de solidité.
- Un collectif en panne de fraîcheur : Flick a évoqué un groupe fatigué, incapable de maintenir l’intensité requise face à des adversaires de ce niveau.
La saison est loin d’être terminée
Ces deux échecs ne remettent pas tout en question. Avec neuf victoires en dix journées de Liga, Barcelone occupe toujours la première place du championnat espagnol. Le bilan global reste largement positif. Néanmoins, le PSG et le Real ont démontré que les rivaux les plus ambitieux possédaient les armes pour déstabiliser le système de Flick.
« Ce qui compte maintenant, c’est notre réaction », a martelé le technicien allemand. Cette semaine noire servira de révélateur : le Barça saura-t-il corriger ses lacunes pour rivaliser durablement avec l’élite européenne, ou ces deux revers annoncent-ils des limites structurelles plus profondes ? La réponse se construira match après match.
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