Ahmed Sylla s’apprête à surprendre à nouveau. Le 11 février prochain, il fera sensation avec la sortie de L’infiltrée. Ce film, haut en couleur, met en scène un fonctionnaire de police s’immergeant dans une mission d’infiltration délicate. Avec Kaaris et Michèle Laroque à ses côtés, Sylla explore les profondeurs du jeu d’acteur et met en lumière l’évolution d’un rappeur vers un rôle plus nuancé. Le parcours de Kaaris, d’ordinaire associé à des personnages musclés et chargés d’adrénaline, s’enrichit ici d’une complexité inédite.
Le pari audacieux d’Ahmed Sylla et Kaaris
Dans une conversation animée chez Clique, Ahmed Sylla a exprimé son admiration pour Kaaris, dont le jeu d’acteur a connu une remarquable transformation. Il l’a décrit comme « une personne d’une intelligence rare », manifestant une certaine émotion lorsqu’il parle de leur collaboration. Sylla reconnaît que le rappeur aurait difficilement pu assumer un tel rôle une dizaine d’années auparavant, jugeant que ce cheminement vers l’art dramatique était encore en gestation.
Les choix de Kaaris reflètent une volonté clairement affichée de sortir de sa zone de confort. Connu pour ses rôles endurcis dans des films comme Braqueurs ou Le Jardinier, il change ici de registre. Cette évolution, selon Sylla, montre un acteur capable d’interpréter des personnages plus subtils et réfléchis, allant bien au-delà de l’image du rappeur au regard sombre.
Une amitié professionnelle et des défis relevés
Sylla rappelle avec affection l’appel téléphonique crucial qui a scellé leur entente pour le projet : « On va le faire le film, ne t’inquiète même pas, je suis avec toi », a déclaré Kaaris. Cette connivence a permis de franchir des frontières encore inexplorées, confirmant leur potentiel à briser les stéréotypes. L’enjeu était aussi de transformer le personnage de Kaaris, pour éviter les clichés récurrents des rôles “armés” et “sombres”.
Cette dynamique reflète une époque où le cinéma et la musique ne sont plus des mondes séparés, mais des univers qui s’enrichissent mutuellement. Cette nouvelle ère de l’art dramatique apparaît donc comme une opportunité pour les artistes de redéfinir leur identité. Au-delà de l’amusement et de l’expérimentation, c’est aussi une leçon sur l’importance d’embrasser le changement.
Avec L’infiltrée, Ahmed Sylla et Kaaris montrent que le courage artistique et l’ouverture d’esprit peuvent mener à des créations novatrices et captivantes. Ce film, à n’en pas douter, saura intriguer et entraîner les spectateurs vers des horizons insoupçonnés.
