Le monde du spectacle n’est pas étranger aux scandales financiers, et Joey Starr semble en être le dernier protagoniste. Le célèbre rappeur et acteur français a récemment confié devant le tribunal une part sombre de sa carrière : une collaboration tumultueuse avec son ancien agent, Sébastien Farran.
Enveloppes de cash : la gestion opaque au tribunal
Des détails surprenants ont émergé lors du procès, mettant en lumière le contrôle exercé par Farran sur la vie privée de Joey Starr. Entre 2013 et 2014, ce dernier aurait fréquemment reçu des enveloppes de cash de 5 000 euros, une manière de contourner, selon lui, la pression fiscale. Pourtant, cette méthode a rapidement plongé le rappeur dans un tourbillon de méfiance et de suspicions.
Les documents accablants incluent des contrats signés « au nom de » Joey Starr, dont une lucrative campagne publicitaire et un spectacle à la Halle de la Villette. Environ 200 000 euros seraient en jeu, montant complété par 75 000 euros de chèques, signés par l’agent à l’insu de l’artiste.
Une amitié brisée par l’argent liquide
Le procureur a pointé du doigt la rupture d’une relation de 25 ans, réclamant une amende de 80 000 euros pour Farran, dont 25 000 avec sursis. Ce procès révèle les dessous d’une époque où les artistes déléguaient aveuglément leurs affaires, un choix ici lourd de conséquences.
Sébastien Farran tente de se défendre, évoquant la complexité de la gestion post-NTM, mais le doute persiste. L’amitié, jadis inébranlable, s’est fissurée lorsque Farran est passé au management de Johnny Hallyday. Le rappeur se sent trahi, manipulé par un système prétendument conçu pour le protéger.
Dénonciation et pouvoir : une nouvelle ère pour Joey Starr
Joey Starr, malgré son aversion pour les chiffres, a décidé de ne plus se taire. En 2016, il a officiellement déposé plainte, se levant contre une gestion qu’il considère aujourd’hui désastreuse. Ce procès, au-delà de l’argent, marque la tentative d’un artiste de reprendre le pouvoir sur sa vie professionnelle et personnelle.
Le jugement, attendu pour février 2026, sera un tournant décisif. Quelle que soit l’issue, ce procès témoigne des dangers d’une confiance aveugle dans l’industrie musicale. Pour Joey Starr, c’est peut-être l’amorce d’une nouvelle ère, où les artistes devront, plus que jamais, veiller à ne pas perdre de vue le contrôle sur leur destinée.
Le parcours de Joey Starr illustre les défis du monde artistique, où le pouvoir est souvent disséminé entre les mains de ceux qui, à tort ou à raison, semblent les plus proches.
